Les métiers non qualifiés du nettoyage
par DaresLe choix du terme « nettoyage » dans cette publication permet de renvoyer à l’activité exercée par la personne, en retenant un périmètre ni trop large (entretien) ni trop restreint (ménage domestique). On se place ainsi du point de vue des salariés. La propreté s’applique davantage au secteur d’activité de l’employeur et au résultat de l’activité. Cependant, le terme de propreté peut être parfois utilisé comme synonyme de nettoyage dans cette publication.
Dans l’idéal, la connaissance des tâches réalisées permettrait de caractériser l’activité d’un métier du nettoyage. Faute de disposer de cette information, c’est la fonction principale des travailleurs qui est retenue ici pour définir ces métiers. Les métiers du nettoyage retenus sont les professions et catégories socioprofessionnelles (PCS) dont plus d’un tiers des salariés ont pour fonction principale « gardiennage, nettoyage, entretien ménager » dans l’enquête Emploi 2012, et dont la PCS n’est pas exclusivement liée à autre chose qu’au nettoyage. Ce critère conduit à exclure les métiers qualifiés du nettoyage.
Ce repérage écarte également les non-salariés. En effet, la PCS ne permet pas d’identifier correctement ces derniers au sein des
artisans des services divers de 0 à 9 salariés et, quoiqu’en progression avec l’essor des micro-entrepreneurs [19], les non-salariés dunettoyage demeurent encore rares.
Fondé sur l’enquête Emploi, ce repérage ne prend pas non plus en compte le travail non déclaré , le travail domestique non rémunéré et les personnes qui occuperaient ce métier à titre secondaire uniquement.
A contrario, il inclut des salariés qui ne font pas de nettoyage :
• les surveillants de cantine parmi les agents de service des établissements d’enseignement ;
• les adjoints techniques d’accueil, surveillance et magasinage, les magasiniers de bibliothèque et d’archives parmi les agents de
service de la fonction publique ;
• les brancardiers parmi les agents de service hospitaliers ;
• les veilleurs de nuit, les portiers, les voituriers parmi les employés d’étage et employés polyvalents de l’hôtellerie.
Enfin, ce repérage regroupe des métiers dans lesquels le temps alloué à l’activité de nettoyage est variable. Certains de ces métiers ont principalement des activités d’aide (aides à domicile) ou de gardiennage (concierges par exemple).
Des chiffrages différents selon les sources
par DaresLa même méthode de repérage des métiers du nettoyage est appliquée à deux autres sources, en l’occurrence les enquêtes annuelles de recensement (EAR) et les Déclarations annuelles de données sociales (DADS). Si l’enquête Emploi et les EAR interrogent des individus, les DADS sont renseignées par des employeurs. En outre, la collecte de la profession varie selon la source considérée : le libellé en clair est rempli par l’enquêté dans les EAR et par l’enquêteur dans les enquêtes Emploi ; le métier est fourni directement par l’employeur dans les DADS. Enfin, le processus de codage n’est pas strictement le même selon la source.
L’écart entre le nombre d’emplois mesuré à partir du recensement de la population et celui comptabilisé dans les sources administratives a augmenté à partir de l’enquête annuelle de recensement de 2015, prise en compte pour l’établissement des résultats du recensement des années 2013 et postérieures. Les évolutions du nombre d’emplois sont donc à interpréter avec prudence. Pour en savoir plus, se référer à la fiche conseils « Activité — Emploi — Chômage » sur le site internet de l’Insee.
Au final, l’estimation du champ couvert par les métiers du nettoyage en France métropolitaine varie entre 1,7 million d’emplois en équivalent temps plein selon les DADS de 2015 et 1,9 million de salariés à titre principal selon les enquêtes Emploi (en moyenne sur les années 2015 à 2017)